On l'a traverse, l'Europe!

En traversant les autres pays de l'est, on a bien vu que les choses n'eteient plus pareilles. Nous nous sommes peu a peu habitue a la pauvrete, aux langues incomprehensibles, aux chiens qui nous courent apres, aux charettes a chevaux. Pourtant, en arrivant en Roumanie, on a du recommencer a zero. C'etait ce qu'on avait vecu foix dix. Les chiens qui nous courent apres, c'est devenu comme des mouches, une farce. Tout les campings que nous avions sur nos cartes n'existaient plus. On nous mettaient partout en garde contre les gitans. La pauvrete est evidemment frappante, mais tout le monde a son cellulaire, meme les bergers et ce petit garcon qui jouait nu pieds dans la poussiere.
La route que nous avons suivie est saturee de petits villages colles les uns sur les autres. Partout, dans les rues et les entrees, les gens nous envoyaient la main, nous saluaient de vive voix. Il y avait des sourirs sur tous les visages. Les enfants criaient, nous couraient apres et nous tappaient dans la main. Nous passions nos journees a parader ainsi au milieu des Hello, Holla, Salut et La rivedere!
Il y a deux ou trois bars dans chaque villages, et les terrasses sont occupees au midi par les buveurs habituels. Nous avons trouve ca bien drole parfois, mais ca reste triste de voir que la pluspart des gens dans la region sont desoeuvres.
Ce parcours a travers la Roumanie, c'etait aussi la derniere droite pour d'autre voyageurs comme nous. Necessairement, les rencontres etaient magnetiques, si bien qu'avant hier, nous etions dix a rouler ensemble et a faire le bivouac sur une colline.
Ca a ete une superbe journee, pleine de joie et de satisfaction d'arriver enfin a la mer le lendemain. Malheureusement, le lendemain, Mathieu etait malade comme un chien. Elie est reste avec lui et je suis parti avec les autres vers Constanta. Apres avoir contemple un instant la mer, nous avons pris un dernier souper avec les deux Suisses et leur deux enfants, puis je suis reparti vers le sud avec James, un anglais de cinquante ans qui nous accompagnaient depuis quelques jours. Il n'y avait plus d'infos touristiques, plus de camping. Le vent et le froid est reaparu. Nous avons eu la permission de mettre nos tentes au milieu d'un camping ferme. Ca a ete une soiree etrange, et la biere dans le petit bar jaune etait un peu pathetique. Nous aurions souhaite une arrive glorieuse, avec les drapeaux et les trompettes. Pas grave, le voyage n'est pas termine, nous dessendrons vers Istanbul et j'espere encore les trompettes ;)
Ce matin, nous avons decampe tot (il faisait tellement froid) pour aller se prendre une chambre d'hotel a cote. Depuis si longtemps que nous revions d'une douche chaude et de grosses serviettes blanches! Nous avons contacte Math et Elie. James vient de passer au cafe internet pour m'informe qu'ils viennent d'arriver! On se reprendra.
Sim