Gibraltar
Et voila que l'Espagne se termine sur une touche pratiquement anonyme. Nous quittons ce pays sur lequel on a bien rouler avec pluieurs questions sans reponses. 1400 km sur notre compteur depuis notre depart bien peu de rencontre. On nous avait quand meme prevenu mais on avait garder espoir de rencontrer ce peuple qui possede une grande histoire, de voir un peu comment se passe la vie en Espagne. Peut etre on avait pas la bonne ouverture, la bonne approche... Au bout du compte les seules rencontre on ete avec des Roumains. C'est a croire que toute la Roumanie s'installe peu a peu en Espagne. Et fidele a ce qu'on avait connu de l'ete dernier, ils nous lassaient pas partir sans un sac de nourriture et une petite tappe dans le dos Nous sommes a Algesiras, un premier but d'atteint. C'est la seule grande ville qu'on aura visiter. Pas de Madrid, pas de Seville, pas de Granada... on a tracer, foncer tete premiere dans les montagnes. Pour ces quelques jours on a tout oublier plus de maroc, plus de desert: une seule vision Algesiras. Pour ce qui est de notre visa pour la Mauritanie on le fera a Rabat, la capital du Maroc. Au depart on voulais le faire a Madrid mais on arrivait le week-end et fallait passer 4 jours en ville ca nous disait pas trop...et fesait aussi un bon trou dans le budget. Dans les campagnes, nous pouvons dormir dans les champs mais en ville l'hotel quadruple le budget de la journee. On a deja passer 2 nuits a l'hotel depuis notre depart du au froid, la pluie et la fatigue. Notre beau soleil nous a quitter pour quelques jours me rappelant a quel point je deteste faire du velo sous la pluie. J'ai pu maudire le ciel, retrouver tous mon merveilleux vocabulaire quebecois et benir tout ce qui existe de sacre de tout genre. hihihi
La semaine a passer tranquillement, un payasage peut varier... des oliviers, des oliviers et des oliviers. Ce qui est peut pratique pour le camping car imposible de se cacher dans les belles ranger toutes droite et il semble qu'ils aiment bien la boue bien collante, celle qui colle au pneu bloque les roues rrrrrr . Malgres tout le camping sauvage n'a vraiment pas ete un probleme c'est tellement vaste et peu habiter. Apres on a traverser une bonnes chaine de montagne dans le sud. Et c'est la que Math a decouvert une nouvelle technique pour monter plus rapidement. Je crois qui veut la faire breuveté. Il appelle ca le Pette Fire! L'horreur!!!
Demain le bateau pour traverser Gibraltar et aller a la rencontre du Maroc. Un Maroc qui nous fait bien envie et c'est avec le souvenir de l'Inde, de la Turquie, les marocains de montreal que nous partons confiant. Une traverser de 2h30 qui se fera pas sans une pensee pour les 300 sans papier qui sont morts en esssayant de traverser la mediterannee, de rejoindre une terre d'espoir: l'Europe.
Voici un petit peu de l'article qui a paru dans le Devoir hier:
La nouvelle est tombée cette semaine comme une bouteille à la mer. Environ 300 migrants africains, partis de la Libye pour tenter de rejoindre clandestinement l'Italie, ont péri dans le naufrage en Méditerranée de trois bateaux bondés. C'est la pointe de l'iceberg. Des milliers de personnes -- entre deux et six mille, au bas mot -- se noient chaque année en tentant d'atteindre les côtes européennes. «C'est l'un des plus grands naufrages de l'histoire de l'immigration en Europe», a dénoncé l'organisation militante Migreurop en réaction aux événements de cette semaine. Les autorités libyennes prétendent savoir que les disparus étaient des ressortissants de la Somalie, du Nigeria, de l'Érythrée, des pays du Maghreb, mais aussi de la Syrie et des territoires palestiniens, tous partis du village libyen de Sidi Belal. La trentaine de corps récupérés en mer sont allés rejoindre les centaines de morts enterrés dans l'anonymat le plus complet dans les cimetières de Tripoli. Les cadavres anonymes dorment aussi dans les cimetières de Tenerife, la principale île des Canaries, et de Lampedusa. Dans la seule année de 2006, l'Atlantique a vomi 600 noyés sur les côtes des Canaries. «Ces morts sans nom et sans nombre en disent long sur le processus de déshumanisation des migrants», dit encore Migreurop.
Un article qui s'emboitent avec notre arrivee a Algesiras. Un centre de la croix rouge tout decrepit, une dizaine de personnes autour semblant attendre... attendre quoi? Je ne connait pas leur histoire, ce qu'ils fesaient la. Une image qui detonne du reste de l'ambiance, qui porte a la reflexion et prouve bien cette realite.
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